mardi 11 mars 2014

13 - 17 février: vacances !!!

Malgré toute l'affection que nous portons à notre pays d'accueil, nous nous permettons quelques jours d'infidélité, et partons pour Dubai !
Le quartier de Stéphanie



La cousine de Laure habite là-bas et dès notre descente de l'avion nous nous retrouvons sur la terrasse de son appart entre les bougainvilliers, sous un soleil très haut et très chaud, avec vue sur le Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde (828 m quand même). Après 2 cafés et une douche la toute petite nuit dans l'avion est oubliée et on part à la découverte !













Les tours de vent
Première journée historique, direction Bur Dubai, le centre "historique" de la ville. Jusque dans les années 50, on ne trouvait que quelques maisons au milieu du sable. Murs de sable (on fait avec ce qu'on a !), au cœur de ruelles étroites (ça fait de l'ombre), et munies de "tours de vent". Cette structure caractéristique de Dubai piège la moindre brise et rafraîchit l'intérieur des habitations lors des grosses chaleurs de l'été arabe (la température atteint régulièrement 50°)






3 Dhows au quai et un petit Abra qui passe
A proximité du centre historique, on trouve le fleuve de la ville, la "Creek", draguée et  empruntée par les bateaux de transport typiques du golfe persique: les Dhows. Construits en bois, effilés à l'avant, larges à l'arrière et muni d'un étonnant château façon caravelle, ils croulent sous les marchandises à peine protégées par d'immenses bâches. Le quai des Dhows est assez fascinant, des marchandises attendent en pagaille d'être chargées par les nombreux marins Pakistanais. Autres embarcations typiques de la Creek, les Abras, bateaux en bois qui effectuent la traversée de la rivière.







Retour vers le Burj Khalifa, nous arrivons juste au moment des fontaines. A côté, celles du Bellagio à Las Vegas font pâle figure... Ville un peu folle construite sur du sable dans la démesure la plus complète. Démesure assumée, on est bien obligé de constater que rien n'est cheap, même si parfois un peu kitch quand même !








Vendredi, premier jour du week-end arabe, nous allons à la plage avec les 3 générations de Muller. Il fait très chaud pour nos standards Norvégiens ! Les autres trouvent la mer un peu fraîche, nous nous baignons avec délice ! Petite balade ensuite vers le Burj-al-Arab, la tour emblématique de Dubai.









Avant de rentrer, petit tour vers un des nombreux "shopping mall" (grande surface) de la ville, le mall des Emirates et sa fameuse piste de ski en intérieur ! On se contente de regarder derrière la vitre, ça parait tellement artificiel....








Le samedi, retour à des activités plus culturelles, nous visitons la seule mosquée ouverte au public de la ville. Visite un peu décevante, mais il est vrai que nous avions vu tellement de mosquées magnifiques à Istanbul récemment... Après midi plus ludique comme nous allons à l'aquasplash local, le "Wild Wadi". Toboggans aquatiques d'un genre nouveau: la moitié d'entre eux vont vers le haut ! Très amusant, on passe un très bon moment de détente pas du tout culturelle ! la vue sur le Burj al Arab du haut du grand toboggan est imprenable!







Le soir nous montons dans la tour Burj Khalifa pour une vue aérienne sur Dubai by night. A chaque point de vue, des jumelles électroniques superposent a la vue actuelle le même point de vue, mais en 1970 ! Très bien fait !

Dimanche, dernier jour, nous nous rendons à la source de la Creek, une lagune d'eau salée au milieu du désert, encerclée par les autoroutes. C'est là que se rassemblent les oiseaux migrateurs de passage: flamands roses, cormorans, hérons... Contrastes entre la nature et les buildings qui marquent l'horizon tout proche...






Nouvelle petite baignade, c'est tellement bon ! Puis on retourne au bord de la Creek, définitivement notre endroit préféré à Dubai.

Au final, nous avons beaucoup aimé notre séjour. Nous avions quelques craintes en raison de la réputation parfois mitigée que Dubai peut avoir en Europe: ville entièrement artificielle, faite uniquement de shopping malls et d'hôtels de luxe, où les femmes sont voilées et méprisées. Certes la ville est moderne, mais sa croissance fulgurante et tout de même fascinante. Bien que l'ensemble ressemble un peu a un village de vacances tout neuf, aucun frais n'a été épargné et toutes les finitions et les decorations sont de qualité. Peuplée d'expats à 95%, c'est sans aucun doute la ville la plus cosmopolite que nous ayons vue. Enfin les femmes peuvent se promener dans la rue vêtues comme elles le souhaitent, conduire, travailler, se baigner en bikini sans aucun problème. Les Emiratis à Dubai ont bien compris que s'ils avaient besoin des étrangers pour leur développement économique il fallait que règne une certaine tolérance. Ceci est toutefois limité à Dubai même, et nous avons choisi de ne pas aller dans l'état de Sharjah juste à côté connu pour son conservatisme. Les Emirats restent une dictature islamique et les événements dramatiques arrivant parfois même à Dubai le rappellent trop souvent. Leur réussite économique et leur développement n'en restent pas moins stupéfiant.

Et puis comme c'était bon ces 4 jours de soleil en plein hiver !

Pour les photos cliquez ICI.


dimanche 23 février 2014

8-9 février, la joie des sports d'hiver

Il fait toujours aussi doux, mais plutôt sec. On en profite pour aller descendre quelques pistes à Bavallen. Le haut des pistes et super, bonne neige, petit soleil qui commence à remonter dans le ciel, mais le bas est très limite, la faible couche de neige laisse souvent apparaître herbes et cailloux.






Bonne journée néanmoins, notre niveau de ski progresse bien et notre organisation aussi: sitôt rentrées à la maison: petit vin chaud puis soirée raclette chez des amis ! Encore un peu et on se croirait aux sports d'hiver!





Le lendemain petite balade au-dessus de chez-nous, toujours pas de neige ni de glace début février... Vraiment un hiver à l'opposé de l'an passé...


Cliquez ICI pour les photos.

jeudi 6 février 2014

Que faire en Janvier à Bergen...

Malgré la température printanière qui sévit ici depuis le début de l'hiver, nous sommes toujours bien occupées !

Il y a tout de même un peu de neige dans les montagnes, ce qui nous permet de faire notre première rando en ski de fond de l'année. Le soleil commence à sortir des montagnes et la neige est bonne.









Nous atteignons notre chute d'eau, la même que nous avions déjà photographiée en janvier l'année dernière. (cliquez sur janvier pour voir la photo d'archive) C'est là qu'on se rend compte qu'il fait vraiment très doux cette année!





Quand il fait trop doux pour le ski de fond, nous prenons de l'altitude vers les stations de ski de descente. Mais là encore la neige se fait rare et nous finissons par juste se balader dans les montagnes environnantes. Bon de temps en temps ça gèle un peu, mais on a toujours nos crampons !
















Mais à part cette fois sur Løvstakken, les chemins sont plus que praticables, et nos pas nous mènent dans les recoins de l'île d'Askøy en face de Bergen. Petits ports norvégiens dont on ne se lasse pas par tous les temps, et une petite plage secrète dont on taira l'endroit mais où on se ferait bien des barbecues l'été prochain :o)




Et puis la glace c'est joli parfois !













Et entre quelques balades et glissades, nous nous partageons également entre grattages, ponçages, polissages, vissages, entretenage de Nestor et carénage de notre petit Saltimbanque. Nous avons décidé de remettre à nu certaines parties de la coque ou la peinture cloquait. Le métal est en parfait état, et dès qu'il fera les 10° nécessaires à l'application de la peinture epoxy, la coque redeviendra comme avant!
Bâbord plus atteint

Tribord, à peine quelques patchs

















Et la côte anglaise qui vit son Nième coup de vent de l'hiver...

Pour d'autres photos du mois de janvier, cliquer ICI.


dimanche 15 décembre 2013

Salut! Ca farte ?

Parce que nous, oui ! Après s'être approvisionné en produits high-tech au magasin de sport local (cire pour neige entre -10 et 5 degrés, racloir, brosse), et un fer à farter repasser grand luxe à 3.25£ au Asda de Londres, nous voilà parties dans une opération fartage des skis.

Commencer par faire fondre la cire sur le fer pas trop chaud et laisser tomber des petites gouttes de cire régulièrement sur le ski préalablement nettoyé.












Ensuite repasser le ski comme on repasserait sa chemise (avantage: les skis ne font pas de faux plis)


















Attendre 20 - 30 minutes puis gratter énergiquement le ski avec une raclette pour enlever la cire que la semelle n'a pas absorbée.

Finir par un bon brossage pour que la semelle soit bien propre. Et le résultat est vraiment étonnant ! Toutes les parties blanchâtres sont redevenues noires et lisses comme neuves, on a hâte d'aller essayer ça :o)









Mais ce ne sera pas pour ce week-end: il fait tellement doux en Norvège qu'il pleut sur les pistes de skis... Nous choisissons donc l'option rando et optimisons la durée du jour (à peine 6h) pour une grande ballade de Floyen à Ulriken par le vidden. Classique mais toujours chouette malgré le vent glacial et humide...


mardi 3 décembre 2013

15 - 17 novembre: Istanbul

Istanbul, ancienne Constantinople, elle-même ancienne Byzance... Inutile de préciser que cette ville est chargée d'histoire. Et de culture comme les Grecs, les Romains puis les Ottomans ont successivement développé cette ville si stratégique. Sur les bords du Bosphore, elle est littéralement à la croisée des chemins, entre mer Noire et Méditerranée, entre Europe et Asie, entre monde historiquement chrétien et monde historiquement musulman. Aujourd'hui, Istanbul est d'abord une mégapole de près de 20 millions d'habitants, jeune et dynamique, touristique aussi. Nous ne savions pas à quoi nous attendre, nous avons été surprises et touchées par la gentillesse des Stamboulites en règle générale.

L'intérieur d'Hagia Sofia
Après quelques heures consacrées à la découverte des divers transports en commun de la ville (et oui, le turc est une langue absolument incompréhensible à nos pauvres oreilles latinos-saxones !), nos pas nous mènent tout d'abord à Hagia Sofia, un des bâtiments emblématiques de la ville. Construite en seulement 5 ans, de 532 à 537 après JC, c'est un bâtiment d'un volume impressionnant. Transformé en mosquée à l'arrivée des Ottomans, il mélange architecture byzantine et signes musulmans. 









Lorsque les Sultans s'installèrent à Istanbul, ils voulurent construire une mosquée égalant en taille et en richesse la vielle Sainte-Sophie. Résultat, la mosquée bleue en impose à quelques centaines de mètres plus au sud. Si l'intérieur est un peu moins gigantesque, l'extérieur de la mosquée est très impressionnant.
La mosquée bleue

L'intérieur de la mosquée bleue
La Turquie se fait un point d'honneur à être un pays laïque, les lieux de cultes sont donc accessibles aux -nombreux- touristes.Tout est bien organisé: sacs plastique pour mettre ses chaussures, châles disponibles à l'entrée pour les femmes (on préfère vite notre capuche qui remplit la même fonction), vu la température nous avons certainement les épaules déjà bien couvertes. La mosquée bleue porte son nom de son intérieur recouvert de carreaux de faïence d'Izmir, à dominante bleue. Nous visitons d'autres mosquées: celle de Souliman-le-Magnifique, en toute simplicité, et la petite Sainte-Sophie toute propre, bleue et blanche, et ses chats tout câlins à l'entrée. 






Mosaïques byzantines







Il faut chercher d'avantage pour trouver des témoignages de l'empire Romain d'Orient et ses églises byzantines. Après un essai raté à l'église du Christ Pantocrateur (sisi !), nous trouvons un véritable joyau en l'église de Saint-Sauveur-in-Chora (ils ne s'arrangent pas avec les noms par contre...) Les mosaïques avaient été enduites de chaux par les ottomans, et ainsi préservées des attaques du temps pour notre plus grand plaisir! Autre visite marquante: une citerne souterraine dans une cave toute en colonnes romaines.









Palais de Topkapi
Mais assez de lieux de cultes, direction le palais de Topkapi, la résidence du Sultan ottoman. Bienvenue chez les califes, les harems, les eunuques, et les carreaux de céramique turque, éléments principaux de décoration du palais. Les musées sont assez chouettes également, des antiquités mésopotamiennes aux fresques de mosaïques qui ornaient les palais romains. 

Pour finir, direction le grand bazar et le bazar égyptien. Les boutiques sont touristiques avec toute la camelote et le marchandage perdu d'avance que cela implique. Néanmoins les vendeurs sont plutôt courtois en général et ne nous empêchent pas de profiter de l'architecture typique.






Vue sur le Bosphore
Et en dehors de ces visites culturelles, nous trouvons le temps de flâner dans quelques rues typiques, de traverser le bosphore pour quelques heures en Asie, et de déguster de délicieuses pâtisseries turques accompagnées de café ou de thé du même nom!

En un mot, un bon week-end :o)

Plus de photos ICI.

dimanche 1 décembre 2013

Juletid i Norge

Cette année encore, la saison de Noel commence mi-novembre, avec le marathon des "Julebord" (= repas de Noel). Nous vous renvoyons au message correspondant de l’année dernière pour la description du menu, car il n'a pas changé, Pinnekjøtt, Svinneribbe et Lutefisk. 

Mais il s'agit de dîner de fête, bien sur, et non du régime quotidien. Au déjeuner, les norvégiens sont beaucoup plus simples et se contentent d'un bon Risengrynsgrøt (plus couramment appele Risgrøt).
Il s'agit d'un riz au lait sucre, soupoudré de cannelle et servi avec une noisette de beurre. La tradition remonte a 1340: initialement un plat exotique pour les riches (le riz ne pousse pas naturellement dans ces régions...), il est vite devenu une tradition familiale. A la ferme, on en met une assiette près de la porte pour nourrir le Troll de Noel (qui, sinon, jette un sort terrible aux animaux... ne riez pas, en 2009 un sondage a montre que 400,000 norvégiens l'avaient fait...).
De plus, une amande pelée est cachée dans le riz, et celui qui trouve cette "fève" remporte un mignon petit cochon en pâte d'amande :-)

Pour digérer tout ça, on monte sur notre montagne, et la, derrière une cabane au toit couvert d'herbe, a 420m d'altitude, on tombe sur l'ancre du Voorbode.
Bateau de pêche converti en transport militaire allemand pendant la deuxième guerre mondiale, une avarie le force a rentrer s'abriter a Bergen (alors occupée) avec une cargaison de 124t d'explosifs. Le 20 avril (jour de l'anniversaire d'Hitler), BOUM! Grosse explosion (accidentelle), qui propulse l'ancre en haut de la montagne a 3km de la, et la proue a l'autre bout de la ville.