lundi 30 mai 2016

Saltimbanque is back...

... et il va bouffer des milles !!!

Saltimbanque et son nouvel antifouling
Remise à l'eau le 4 mai après un hivernage difficile puisque le mât est tombé et a été pas mal endommagé. Mais tout s'arrange finalement, le chantier prend toutes les réparations à sa charge et nous voila avec des barres de flèches toutes neuves et quelques nouveaux haubans également. Malheureusement l'étai qui était dejà un peu trop mou a notre goût est toujours aussi mou voire plus...

Mais bon, le reste va bien, l'hivernage sous bâche a laissè le bateau très sec et tout remarche bien à la mise à l'eau.




Convoyage au moteur dans les beaux cailloux
Le convoyage jusqu'à notre port d'été se passe sous le soleil, mais au moteur car il n'y a pas une brise...

Deuxième week-end, nous avons 4 jours grâce aux jours férié. Mais le temps n'est pas coopératif et nous trouvons juste une micro-fenêtre de 2 heures  pour sortir tester les réglages du mât dans un vent frais forcissant. Le mât ne bouge pas et avec la coque toute propre nous filons à 7 noeuds!






Une morue !!
Tant pis pour le petit mouillage dans les rochers, on retourne se mettre au port à l'abri. On en profite pour tester la pêche depuis le ponton: sport très populaire dans notre port. On s'équippe d'une cuillère a maquereau et d'un poids de 20g, et on laisse traîner ca négligemment dans l'eau. A notre grande surprise, au bout de 10 minutes, ca tire ! On tourne le moulinet et on remonte.... un magnifique cabillaud (ou morue) d'une quarantaine de centimètres !

Quelques bigorneaux en plus pour fêter ca et on passe une tres bonne soirée a bord, entre les rochers roses et les oeuillets des dunes...

























Le ledemain on profite de la côte suedoise a pied comme ca souffle toujours beaucoup trop pour naviguer. Peu importe, c'est joli aussi vu de la terre !



Tout repeint !

Toujours pas plus de navigation le week-end suivant comme nous devons repeindre le pont qui était dans un état vraiment lamentable... Quelques (nombreuses) heures de travail plus tard le pont est comme neuf et le bateau fait 10 ans de moins. On en profite aussi pour reparer notre systeme de radio FM qui avait rendu l'âme et nous voila cette fois vraiment prêtes a naviguer à la prochaine opportunité !















Regate du mardi soir
Tout cela occupe bien nos week-ends, mais que faire les soirs de la semaine ??? Du bateau bien sûr ! Histoire de garder la forme, Camille a acquis avec 6 autres amis un Albin Express, un bateau de croisiere / regatte de 26 pieds, repondant au doux nom d'Expresso. Enfin, nous on prefère l'appeler "demi-portion" car s'il n'affiche que 2 pieds (60cm) de moins que Saltimbanque, tout est léger et fragile a bord, on n'a pas du tout envie de sortir du fjord avec!! Et comme ca on est sures que Saltimbanque n'est pas jaloux :o) Tous les mardis nous regattons contre une trentaine d'autres bateaux similaires, l'un skippé par.... sa majeste le roi! Oui en Norvège on est détendu avec la royaute :o) Les randonneurs croisent souvent la reine qui se ballade dans la montagne, plutôt en parka "Oslo Turlag" qu'avec un chapeau a fleurs !!





Oslo-les-bains le 8 mai 2016
L'été s'installe doucement, une première vague de chaleur debut mai a fait sortir les bikinis et les baigneurs (dans une eau a 10 degres...), et cette semaine on annonce 27 ! L'eau se rechauffe a 14, les pauses dejeuner / baignade se rapprochent...







Plus de photos (de bateaux...) ICI.







samedi 30 avril 2016

Pâques au soleil

 Pâques, c'est sérieux en Norvège! Le pays entier s'arrête des le dimanche précédent, et alors commence une transhumance annuelle et irrépressible: vers les montagnes. Si l'on compte la masse de l'ensemble des habitants qui s'élève ainsi de 1000 mètres environ chaque année à la même date, et reste suspendue en hauteur pendant une semaine avant de redescendre en masse dans les vallées et les villes, ca fait certainement plus d'énergie potentielle que dans les barrages des fjords voisins.
Bref, tout le monde est dans sa "hytte" et fait du ski. Et lit le dernier roman policier (puisque le prix norvégien des romans policiers est, opportunément, décerne la semaine précédente – et s'appelle "crime de Pâques")
Et donc cette année, au lieu de suivre nos compatriotes sur les sommets, nous avons suivi le soleil!
D'Oslo il y a un vol direct vers Malaga (dont on découvrira plus tard qu'il est largement justifié par les 100 000 scandinaves en retraite qui ont émigré en Andalousie!)

        

Premier jour: Séville

Première étape du marathon pascal: la belle Séville. Pendant la semaine sainte elle attire des milliers d'espagnols qui viennent, endimanchés et en famille, assister aux processions des confréries. Cette tradition remonte au XVIe siècle: chaque paroisse a son "paso", ou statue de bois peint représentant Jésus et / ou Marie, montée sur un socle d'or ou d'argent massif de plusieurs tonnes, qu'un groupe d'hommes promène dans les rues pendant des heures. Les statues sont encadrées de "Pénitents" encagoulés et portant, dans un ordre codifié, des banderoles, des bougies, des croix en bois et des instruments de musique. Les couleurs des costumes varient selon les paroisses, mais la forme est toujours la même. Et oui, ils ressemblent au Ku Klux Klan à en faire peur! Ce qui est normal, car le Klan a repris leur uniforme au début du XXè siècle. Les processions datent du moyen-âge, et l'origine des costumes remonte donc aux uniformes portés par les condamnés à mort qui devaient ainsi faire pénitence sous les quolibets de la foule, au temps de l'Inquisition… (beaucoup plus rassurant donc!)
Aujourd'hui il y a 60 confréries, qui rassemblent chacune plusieurs centaines de membres. Et quand ils défilent tous au pas dans les rues de la ville, cela occupe toute la semaine sainte, du mardi au dimanche, jour et nuit!
Pendant cette période, il est difficile de trouver un logement à Séville et impossible de circuler! On a la chance de trouver une place de parking dans la cour d'un des plus prestigieux hôtels de la ville à deux pas de la Cathédrale – et on quitte les jardins somptueux gardés par les concierges en livrée, le sac au dos, en route pour l'aventure J  !
La cathédrale est fermée aujourd'hui, mais le palais des rois est encore ouvert à la visite… quel éblouissement! Le premier contact avec l'architecture andalouse nous abasourdit. La richesse et la finesse des décorations sur les sols, les murs, les plafonds; l'élégance des formes et le mélange constant des influences nous étourdissent. Comme partout en Andalousie, ce palais a été construit et agrandi par les Maures, avant d'être repris et modifié par les rois catholiques. Les styles se mélangent au lieu de se superposer, les motifs chrétiens s'intègrent aux fresques musulmanes au lieu de les remplacer.

Les murs sont en briques recouvertes de fresques sculptées dans le plâtre et généralement peintes de vives couleurs (dont peu ont survécu). Le marbre et la pierre font de rares apparitions. Les murs sont décorés de mosaïques en faïence. Les plafonds sont invariablement de bois richement sculpté, recouvert de peintures et dorures.
Partout il y a de l'eau, des fontaines, ou des miroirs d'eau positionnés sur le chemin des visiteurs, pour les impressionner par la majestuosité des facades qui s'y reflètent. Les jardins intérieurs et patios sont nombreux, ombragés d'orangers. Dire que tout cela a été bâti du 13e au 15e siècle!

Le soir nous nous posons enfin autour de tapas et de biere avant d'aller voir les processions.




Deuxieme jour, Carmona, Cordoue, Grenada

Depart de Seville pour Cordoue, on s'arrete sur la route dans la petite ville medievale de Carmona. Tres jolie petite ville, et le soleil en profite pour sortir des nuages !










On reprend la route vers Cordoue, quand une grosse lumiere en altitude nous intrigue. Qu'est ce que c'est que ce truc ?? Plus on s'approche plus la lumiere grossit..
Il s'agit en fait de la fameuse tour solaire andalouse: un champ de panneaux solaires concentre ses rayons vers le sommet d'une tour ou se trouve un reservoir d'eau qui du coup chauffe tres fort. 








Diversion technico-renouvelable terminee, on arrive a Cordoue. On est d'abord un peu noyees dans les bus de touristes et la circulation dense. Et comme toutes les rues du centre sont fermees pour les defiles du soir, ca n'arrange rien. 

Mais bon on arrive tout de même a se garer, et on file visiter la catherale / mosquee qui fait la renommee de la ville. La mosquee a ete creee par les maures, puis tranformee en cathedrale lors de la reconquête de l'Andalousie par les rois catholiques. Mais lors de la conversion, les specificites catholiques ont ete  integrees a la mosquee existante, en essayant de conserver un maximum cette merveille architecturale. Le resultat est etonnant, c'est un peu le bazar, mais on passe des heures a chercher les caligraphies arabes au milieux des arches gothiques !








Petite balade le long du fleuve guadalquivir, le long du palais des rois catholiques (oui ceux qui ont envoye Christophe Colomb aller voir ailleurs s'il y arrivait par l'ouest, eux-même), puis on reprend la route vers Grenade.







Arrivee en soiree, direction un petit cafe repere sur un site internet ou on se tasse, prenons une biere qui vient avec son tapas offert, et ecoutons des andalous gitans on ne peut plus typiques chanter du  flamenco.

Troisieme jour: Grenade et Trevelez

Ce matin, reveil tot, tres tot... C'est que tous les billets pour l'alhambra en pre-vente sont deja partis, et notre dernier espoir pour visiter ce joyau d'obtenir l'un des 2000 billets vendus sur place le jour meme. Alors on fait la queue, on joue sur plusieurs tableaux (queue aux machines, queue aux guichets) et on obtient le fameux sesame !

Notre visite est prevue pour l'apres midi. On profite de la matinee pour se promener dans l'ancien quartier arabe et ses toutes petites rues, puis on visite enfin le palais tant attendu.









Il fait tres tres chaud et le côte hyper touristique est un peu penible, mais il faut avouer que le palais est assez unique.

N'empeche on est bien contentes de quitter la ville et les cars de chinois pour nous diriger vers les montagnes des Alpujarras...











Quatrieme jour : les Alpujarras et Nerja

Le petit village de Trevelez - haut nous seduit. Ruelles minuscules et desertes, on croise un local et son âne, on dine dans un restau on ne peut plus typique, bref on decompresse apres les foules de ces derniers jours.

Une montagne, il va falloir qu'on monte dessus ! Et c'est parti pour l'ascencion du sommet d'en face (2200m seulement, il reste encore pas mal de neige apres), il fait chaud et les points de vue sont magnifiques. Ah ca fait du bien de se degourdir les jambes ! On les trempe même dans un ruisseau cristallin au retour mais... juste le temps de la photo elle est glaciale !!!

























On reprend la petite route de montagne vers Bubion et Caldeira. Les villages sont magnifiques egalement, mais on les trouve un peu moins preserves que Trevelez.









On redescend finalement sur la côte pour diner, a la station balneaire de Nerja. Nous n'avions que tres peu d'attente de la cöte que nous savions betonnee. Et pourtant nos passons une tres bonne soiree dans une petite ville tranquille, aux points de vue assez beau sur la mer, et etonnament pleine de Suedois ! Tout est ecrit en espagnol, en anglais... et en suedois ! Meme le gerant du bed and breakfast ou on dort s'acharne a nous parler en suedois comme il a remarque nos coordonnees norvegiennes sur la reservation.... 





Cinquieme jour: Ronda et... Decathlon

Dernier jour, route vers Ronda, ville construite sur une faille et celebre pour son pont ! On s'attend a retrouver le tourisme de masse qui regne sur les plus beaux site du coin, mais sommes agreablement surprises. C'est tres vivable, il fait beau, la ville est sympatique, il y a de belles ballades a faire, et finalement nous passerons toute la journee a flaner dans ses petites ruelles ! On visite meme la corrida historique, avant de retourner sur Malaga.

O joie, le decathlon a proximite de l'aeroport est ouvert, nous pouvons rapidement refaire nos stocks de chaussures et manteaux impermeables a un prix pas du tout scandinave !

Et voila pour le recit un peu rapide de nos dernieres vacances. Ces dernieres semaines nous ont vues tres occupees, professionnellement tout comme par la saison de voile qui recommence a grande vitesse. On a donc du accelerer un peu la production de cet article au detriment de sa qualite. 

Vengez vous donc sur les photos ICI.






vendredi 1 avril 2016

Croiseur contre-torpilleur, coulé!

L'armée norvégienne n'est pas très grande en comparaison des traditionnelles puissances européennes. Ils ont peu de grandes victoires militaires à leur actif - en tout cas depuis qu'ils ont laissé leurs drakkars au port. Mais il y a une victoire dont ils sont fiers: celle de Drøbak, en avril 1940.

Reprenons le cours des évènements: le 9 avril 1940, l'opération "Weserübung" est lancée. Il s'agit de l'invasion par les troupes allemandes du Danemark et de la Norvège, pour "préserver leur neutralité face à une possible occupation franco-britannique". La Wehrmacht se lance donc à l'assaut des deux pays d'un coup, facile!
Le Danemark, pays plat et difficile à défendre, se rend en moins de 6 heures. C'est le record d'efficacité de cette guerre. En échange, le régime d'occupation sera particulièrement tolérant, au point de laisser la majorité des juifs se réfugier à l'étranger au lieu de les déporter (en 1943).
Les vikings du Nord par contre, qui ont de longs fjords et de hautes montagnes, ne se rendent pas aussi facilement!

Passage obligé sur la route d'Oslo




Et donc, le 9 avril 1943 au matin, le croiseur allemand Blücher et sa flotille sont pris sous le feu de la forteresse d'Oscarborg en face de Drøbak, à l'entrée du fjord d'Oslo. La forteresse est particulièrement bien équipée avec des canons et de l'artillerie de qualité allemande :-)   Apparemment les services de renseignement avaient juste oublié de noter la présence de torpilles sous marine à cet endroit.
Bref, le croiseur allemand est touché, coulé. L'avancée allemande est stoppée pendant assez longtemps pour que la famille royale et le gouvernement s'enfuient vers l'Angleterre (avec quelques caissettes du trésor national). Le roi et le gouvernement ne se sont jamais rendus du coup, et ont continué à organiser la résistance depuis Londres.








Plusieurs décennies plus tard, le soleil est encore timide en ce moins d'avril, mais il chauffe déjà assez pour nous donner envie d'aller voir la mer!
Drøbak n'est pas très loin d'Oslo. C'est une petite ville charmante et balnéaire, pleine de maisons en bois coloré et de placettes pavées. Et un mignon petit port qui sort doucement de son hibernation.




















La fameuse forteresse se trouve en face, au milieu du fjord. On y accède par un petit ferry. Les bâtiments militaires transformés en musée raconte en plusieurs dizaines de tableaux la même histoire. Ils ont coulé un croiseur allemand. Ils ont sont fiers!
Dehors les pièces d'artillerie pointent encore vers le fjord, où passent surtout des jolis voiliers et des gros paquebots en provenance de Copenhague ou de Kiel.




Bloup bloup bloup le croiseur allemand!

Qu'y z'y viennent!

















On se promène donc tranquillement sous le soleil en jouant avec les réglages de notre nouvel appareil photo. Pas de torpilleur ou de croiseur en vue, pas même trop de touristes encore en cette saison. Juste un petit phoque qui nage parmi les canards  :-)

Plus de photos de l'île forteresse qui sauva le roi de Norvège ici

mercredi 2 mars 2016

Et Février est déjà fini...

Les jours rallongent de plus de 5 minutes par jour, le soleil chauffe dans l'après-midi, c'est indéniable le printemps se rapproche !

Février avait bien commencé, avec un nouveau week-end de ski de descente à Kvitfjell avec des collègues de Camille. Kvitfjell, c'est la station qui avait accueilli les épreuves de descente lors des jeux olympiques d'hiver de Lillehammer en 1994. On y trouve la seule réelle piste noire de Norvège et en effet, c'est pentu dites donc ! C'est qu'on n'a plus l'habitude, les pentes sont plutôt douces en général...

Bon week-end donc, mais le retour en voiture à Oslo est long, sous une pluie diluvienne... Une dépression très creuse nous apporte du temps doux, très doux... trop doux. Notre forêt enneigée se transforme en piscine. Il fait +5 pendant une semaine, puis désespérément sec... Au revoir balades à ski, il va falloir se tourner vers d'autres activités.




Direction... Helsinki ! Capitale de la Finlande où Laure a une conférence un vendredi, ce qui nous encourage à passer le week-end sur place.
La ville est un étonnant mélange d'architecture scandinave (qui nous rappelle Oslo par de nombreux aspects) et d'influences soviétiques. Les bâtiments art-déco jouxtent les blocs de béton staliniens, étonnant contraste...






On débute notre escapade finnoise par un bon dîner dans un restaurant lapon. Sous les chandeliers en bois de renne, nous commençons par un consommé à la viande d'ours (et bah l'ours c'est fort, mais c'est bon !), puis enchaînons avec une "omble" (truite très rouge) cuite au feu de bois, un parmentier de viande de renne, et une crème aux baies locales. Délicieux :o)

Le samedi, journée découverte ! La tempête de la veille continue de souffler et 40 nœuds de vent par ces latitudes, c'est frisquet... Nos pas nous mènent (ô surprise...) le long des quais, le port est pris dans les glaces mais derrière la jetée la mer Baltique est grosse et belle dans la lumière rasante...







On poursuit notre exploration et remontons vers le marché puis l'église Orthodoxe (et oui, la Russie est toute proche). Une éclaircie, c'est le moment de prendre le ferry vers l'île de Suomelina à 15 minutes du centre, sur laquelle fut érigée au 18eme siècle une grande forteresse, enjeux de nombreux conflits entre les Suédois, les Russes et les Finlandais au milieux. Le ferry ne semble pas s'inquiéter de la mer d'icebergs qui constitue le "port" et fonce parmi les glaçons dans un bruit de chocs assez impressionnant...









Sur l'île, la balade est fabuleuse. La luminosité est magnifique entre le coup de vent du matin et le front qui arrive inexorablement en fin d'après midi. Les îles brillent, la mer éclate sur les rochers ou se solidifie dans les baies abritées. La forteresse est assez impressionnante, mêlant ouvrages militaires, habitations typiques, chantier naval. Tout cela crée une ambiance particulière, clairement le point d'orgue de notre séjour finnois. Retour en ferry, d'abord à travers la mer ouverte, puis dans la banquise.




Cliquer ICI pour voir le film du retour en ferry... (n'oubliez pas de mettre le son...)








Sitôt de retour en ville, la neige se met à tomber, il fait froid, il fait nuit. Petit visite au monument dédié au grand (et unique) compositeur finlandais Jean Sibelius, puis après un petit tour à pied on va se réfugier dans un des nombreux cafés (chauffés) de la ville avant d'aller dîner avec des collègues et amies de Laure.











Le dimanche, le temps est toujours aussi déprimé... On privilégie donc les visites de bâtiment. En particulier, l'église de pierre nous impressionne beaucoup: elle est creusée à même la roche, sorte de grotte inondée de lumière naturelle qui filtre à travers le toit.











On continue dans le religieux et visitons la cathédrale luthérienne d'Helsinki, sans doute le bâtiment le plus emblématique de la ville. Le quartier alentour est très classe, regroupant  la plupart des bâtiments officiels de la capitale. Tout celà est très joli mais ça caille et on termine le week-end dans un autre café typique avant de reprendre l'avion pour Oslo.









Les deux week-end suivants sont plus classiques. Il se remet à neiger et à faire froid et on retourne explorer le Marka sur nos nouveaux skis, définitivement plus rapides bien que plus techniques que les précédents.







Ballade un peu originale un samedi, nous étions parties pour une petite balade à pied en bord de mer pour changer de la montagne. On trouve le fjord gelé comme il n'est pas très profond entre les îles de Sandvika. Mais le nombre de personnes marchant innocemment sur la glace, poussant un bébé, patinant ou encore roulant à vélo, nous met en confiance. C'est donc par le fjord, sur le fjord, à pied, que nous faisons les 3 kilomètres de Sandvika à Fornebu. On en profite pour rejoindre des îles généralement inaccessibles sauf en bateau. On croise quelques pêcheurs qui percent la glace pour y faire tremper leur appât. Il y a de la glace à des kilomètres à la ronde, mais réglo on passe quand même dans le chenal !



A bientôt pour de nouvelles aventures printanières !

Plus de photos ICI.



mardi 16 février 2016

Hemsedal, 16 janvier 2016

Une petite vidéo tournée lors de notre week-end de ski à Hemsedal: CLIQUER ICI

lundi 15 février 2016

Janvier à Oslo

Retour à Oslo après les fêtes de Noël, où l'hiver est arrivé d'un coup.

Autour du nouvel an, nos amis Olivier et Boris nous ont rendu visite. Au programme visite de la ville, patin à glace, ballade dans les collines environnantes enneigées et journée ski de fond aux alentours de Lillehammer.
















Pour le nouvel an notre amie Inger vient également à la maison pour un réveillon "cuisine fusion": jambon cru du sud-ouest à l'apéro, gravlaks (saumon mariné) maison en entrée, svinneribbe (côtes de porc et leur peau craquante), patates et rådkål (chou rouge suédois). Petite pause ingénieurs pur digérer: le jus de chou rouge est un indicateur de PH et prend des couleurs amusantes en fonction de ce avec quoi on le mélange. En dessert Inger nous a préparé une crème au "multebær", une espèce de mûre orange qui pousse dans les montagne norvégiennes. A minuit, chaque famille osloïte sort dans son jardin et tire des feux d'artifice. Ca pète de partout c'est impressionnant... est très joli dans la neige :o)








Retour au bureau début janvier, alors que le froid s'installe pour de bon. On passe rarement au dessus des -10°C pendant 3 semaines, et quand c'est le cas on se surprend à penser "oh il fait doux aujourd'hui, -9°C !" Mais c'est un froid sec et la sensation est beaucoup moins pénible qu'un -5° humide. Il se met également à neiger énormément. En un dimanche il tombe plus de 50 cm de neige, et nous pouvons enfin ressortir les skis de fond. C'est le retour tant espéré des randonnées du soir et du week-end à ski dans la montage.







Notre première grande ballade nous voit skier 34 km, et arriver au parking juste avant la nuit. Et pourtant nous avons skié très vite. Nos skis de débutants, très lents, commencent à frustrer les skieuses plus expérimentées que nous sommes devenues. Et nous craquons fin janvier pour des skis plus techniques, à farter nous même. Nous les essayons un dimanche après midi et la différence est impressionnante ! On avance deux fois plus vite et sans effort sur le plat et la descente. Par contre c'est beaucoup plus difficile de monter, soit on n'a pas la bonne technique soit on n'a pas le bon fart, mais il y a un truc... On travaille ça et on repart dans la forêt à la prochaine occasion !










On ressort également nos skis de descente pour un week-end avec les nouveaux collègues de Laure à la station de Hemsedal. On prend la route direction Bergen et on monte les contre-forts du Hardangervidda... sous une tempête de neige... La dernière montée (2km...) est d'anthologie: tellement raide et glissante qu'il nous faudra 1 heure pour la monter malgré nos pneus à clous. :oS Mais les deux jours de skis (par -16°C...) sont très  sympa, bonne neige, bonne ambiance, et panoramas fabuleux !












Variante au ski, la luge ! De Frognerseteren (à côté du tremplin de saut à ski) part une piste de luge d'environ 2km de long, appelée le tire-bouchon. On loue une luge au sommet, on dévale la pente en pilotant la luge pour éviter de tomber dans les virages impressionnants (ça va très très vite...). 20 minutes de descente à fond jusqu'à... la station de métro: et oui il faut bien remonter !












Entre deux week-ends de glisse, nous faisons un saut sur Saltimbanque, voir comment il a supporté l'ouragan de mi-décembre (80 nœuds de vent quand même...). Tout va bien, la bâche a à peine bougé, et il fait un petit -4 sec très sympa à l'intérieur. L'attraction vient du fjord: il est entièrement gelé et on peut marcher dessus. Laure a donc marché sur le fjord, à l'endroit même où Saltimbanque a navigué l'été dernier !





A Oslo aussi le fjord gèle. Il ne reste plus qu'un petit passage pour le ferry et le reste s'apparente à une banquise. La chute d'eau de Granfossen est également prise en glace, même si un filet d'eau coule encore en-dessous. Manifestations de l'hiver très froid qui restent fascinantes pour nous pauvres originaires d'Europe du sud...











Mais un ouragan (nommé Tor, le Zeus local) arrive sur les côtes de l'ouest de la Norvège, battant le record de vent sur la côte du pays avec 99 nœuds (183 km/h). Le front chaud associé est très chaud (+5 degrés...) et il pleut des hallebardes. La neige fond et le marka (forêt autour d'Oslo) se transforme en piscine... Février s'annonce... différent...

Plus de photos ICI.






lundi 4 janvier 2016

Quelques nouvelles d'avant Noël

Alors que la neige peine à tomber sur un Oslo caniculaire (9°C en décembre, ce n'est pas normal !), revenons sur nos dernières péripéties hivernales de 2015.

28-29 novembre:

Laure qui pensait avoir -enfin- trouvé du travail en Norvège se voit affectée pour sa première mission de consultante à ... Hambourg en Allemagne. Ouaaaiiiis.... Du coup on en profite pour un week-end dans la ville Hanséatique de l'Elbe.

On commence par une visite des marchés de Noël de la ville, vérifier où le vin chaud est le meilleur.








Un fois réchauffées, on peut explorer la cité industrielle, dont les docks historiques sont classés à l'Unesco. Ces bâtisses de briques qui plongent dans les canaux sont en effet assez uniques. Le temps est très local aussi, vent fort et pluie, et nous rappelle notre passage en voilier cet été, juste un peu plus en aval sur cette même rivière.

Le bureau de Laure se trouve dans la "Chile Haus", un des bâtiment les plus célèbres de la ville, lui aussi classé. Son badge nous ouvre la porte, et même l'accès au toit, depuis lequel nous avons une vue imprenable et unique sur les bâtiments historiques.





Mais ce week-end est également l'occasion de fêter nos 10 ans ensemble ! Nous avions du coup réservé un restaurant un peu classe histoire de marquer le coup. Manque de chance, lorsque nous arrivons sur place, c'est pour constater que la réservation a été égarée et que le restaurant est plein. Les autres restaurants du quartier sont sur le point de fermer à cette heure indécente (20h30). On décide de retourner dîner à l'hôtel un peu déçues, lorsqu'on croise une brasserie "bier garten" typiquement allemande, où ça chante, ça boit de la bière et ça mange des saucisses et des patates. Et après tout nous sommes en Allemagne ! Et en Allemagne, il faut faire comme les allemands Obelix ! Et c'est donc entre deux énormes chopes de bière que nous fêtons notre anniversaire :o) Élégance quand tu nous tiens...




5-6 décembre:



Il ne neige toujours pas mais les journées sont par contre très courtes en cette saison. On se ballade rapidement, dans le "marka" (la forêt qui entoure Oslo) et en ville, mais on passer également pas mal de temps à la maison.
















Notre challenge du week-end, respecter la tradition locale de la pepperkakehus. Pendant l'avent, chaque foyer norvégien construit une jolie maison en biscuit et la décore. Parfait, mais pourquoi faire comme tout le monde? Nous ferons plutôt un bateau !

Notre première tentative s'effondre, pâte pas assez cuite, structure mal conçue. Mais le lendemain on récidive, et tadaaaaa Succès ! Et tout se mange dans notre joli bateau: la coque est en biscuit, le mât et la bôme en réglisse, la voile en "flat brøt", un pain très plat local, et l'équipage en bonbons !





11-12-13 décembre:

Autre tradition norvégienne, celle des "julebord", ou repas de Noel. C'est la pleine saison et nos soirées sont occupées à danser, manger du pinnekjøtt, boire aussi avec modération bien entendu, et se coucher tard.

Entre deux célébrations, on profite des quelques heures de jour pour monter sur Kolsås, la colline la plus proche. Il fait froid ce week-end, et la mer commence à geler aux endroits protégés. Belles photos depuis le sommet sur la baie d'Oslo embrumée.











Le dimanche, il fait très froid, mais sec. Toujours pas de neige en vue, mais par contre les lacs sont gelés ! On sort donc les patins à glace, néerlandais pour Laure et achetés la veille en soldes pour Camille, et on s'élance. Le lac est magnifique. La glace est épaisse, mais transparente. Il faut éviter quelques nénuphars en surface, et on glisse sur cette surface quasi vierge. La couleur de l'eau sous la glace est différente lorsque la profondeur varie, on voit les bulles dans l'épaisseur, et le soleil se couche au loin et rougeoie sur l'eau solide. C'est absolument magnifique...




Après un épisode glacial de quelques jours (-9° quand même), la neige tombe pendant 24h. On est toujours mobiles grâce à nos pneus à clou sur nos vélos qui nous permettent de rouler même quand la route est blanche !

Mais tout cela fond bien vite et nous émigrons vers des climats tropicaux (Bordeaux, 16° !) pour les fêtes de fin d'année en famille.

God Jul og godt nytt år !

Plus de photos ICI.