vendredi 9 mai 2014

WE de voile dans les fjords

25 avril, Laure est rentrée quelques jours à Bordeaux et pendant qu'elle a le dos tourné, il ne m'a pas fallu longtemps pour me retrouver sur un bateau :o)

Le club étudiant de Bergen pour qui je donne des cours de voile organise un week-end entier de navigation. Départ le vendredi sur nos "Albin Express", 2 bateaux, 9 étudiants déjantés (8 nationalités différentes!) et une météo estivale: grand soleil et vent faible mais juste ce qu'il faut. Doucement mais surement nous passons le pont d'Askøy, la pointe sud de cette même île, puis arrivons à Lille Sotra au yacht club local.







On amarre les bateaux puis investissons la "hytte" locale. Les hytter sont des cabanes en bois plus ou moins grandes, construites exactement comme celles qu'on faisait petites avec des barrettes en bois, et que l'on peut louer. Celle-ci est immense, tout en bois magnifique et a tout le confort nécessaire (douche, lave vaisselle...)








Samedi le temps est très calme, on décide vite avec l'autre skipper Jørgen de se rendre (lentement) dans une petite île de sa connaissance où nous pouvons mouiller à la Scandinave: on plante une ancre à l'arrière, puis on laisse le bateau avancer jusqu'à toucher le cailloux. Là un habile équipier saute sur la roche accore muni d'une longue aussière qu'il attache sur un pieu ou un arbre, puis on reprend un peu de la chaîne d'ancre pour éviter que l'étrave ne touche.







Il fait tellement chaud exposés au sud que certains sautent à l'eau en attendant que les saucisses ne grillent sur le feu que l'on a improvisé dans un trou de roche. Le cadre est absolument magnifique...

On repart comme une brise se lève, pour quelques bords sous spi, ça fait toujours plaisir à tout le monde.












Mais l'une des équipières, étudiante en macro-biologie maritime, veut absolument pêcher, au grand dam de notre autre équipier végétarien. Bon on met une ligne à l'eau puis allons taquiner un peu les bords de cailloux. Bingo, ça tire, et l'on remonte pas moins de 4 poissons, une espèce de lieux noirs. On en rejette diplomatiquement  2 pour assurer la paix à bord et on en dégustera deux le soir !











Retour au port, les conditions sont favorables sur ces bateaux très légers et j'ai la flemme de m'épuiser sur le hors-bord capricieux. Allez on rentre à la voile, c'est quand même plus élégant ! Quelle journée fabuleuse !!!

Le dimanche nous rentrons à Bergen, profitant de conditions toujours très favorables, entre spis et bords tranquilles dans le Byfjorden...



Plus de photos ICI.





L'appel du large...

Notre beau bateau est sa belle grand-voile
1er avril, Saltimbanque retrouve enfin son élément: la vase... euh à marée basse seulement hein :o) A marée haute il flotte vaillamment et nous sortons quelques jours plus tard vérifier que tout fonctionne correctement. Notre nouvelle grand-voile est magnifique, toute blanche, profilée à merveille, on en est ravies.







Laure pas mécontente






Camille emmitouflée (notez le nouveau bimini)





















Boulogne en Avril, c'est calme !

A la veille du week-end de Pâques, une envie subite de moules-frites nous prend... départ à 5h du matin avec la marée, puis cap sur Boulogne ! On commence mollo dans la belle lumière du petit matin, protégés du vent par la côte. Puis passé la pointe de Beachy Head, on réduit la toile et partons au près à travers les cargos. Le vent monte franchement, un petit 6 quand même hein ! Ca passe bien, mais on regrette les températures tropicales... Après quelques péripéties avec Nestor qui a un peu de mal à se remettre du long hivernage, nous arrivons dans un Boulogne désert, 11 heures de navigation à 5.75 nœuds de moyenne, pas mal !






On aurait eu tout le temps d'aller savourer nos moules et nos frites si les douaniers n'avaient pas décidé de nous contrôler (faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup d'autres voilier à fouiller dans les parages...) Ils s'avèrent courtois, voire même sympathiques et insistent pour nous aider à réparer le moteur qui ne veut pas démarrer - mais on prend du retard sur le dîner... Finalement nous arrivons à nous libérer et déguster les bivalves tant attendus.












Eastbourne
Le lendemain, réveil à 5h et rebelotte direction l'Angleterre. Nous devons arriver avant l'avis de grand frais prévu dans la soirée. Nav sportive, entre grains, cargos, houle, et une moule qui ne devait pas être fraîche (pauvre Laure...) Finalement arrivée à Eastbourne dans l'après-midi. 24 heures de nav en 36 heures, on a bien mérité une bonne nuit!











A 3 il fera beau, 1... 2 ....
Le temps est radieux: grosse pluie et 7 beaufort de NE... Mais le vent doit mollir assez vite et on ose un bout de l'étrave hors du port dès que les rafales se font moins violentes. Il pleut des cordes, on se fait secouer dans la passe, sous deux ris-foc. Puis en environ 30 minutes, le vent tombe complètement et le ciel devient d'un bleu éclatant. Incroyable... On finit au moteur tractés par un Nestor très en forme à présent.




Petit bateau de pêche à Newhaven







Dernier jour du week-end de Paques, pétole molle. On en profite pour se réfugier au British Museum voir l'exposition sur les Viking ! Ah Norge... kjaere Norge...













lundi 14 avril 2014

De Kirkenes à Tromsø, 2 jours de croisière en Arctique

Cette année notre objectif est d'étendre nos horizons au delà de notre région du Hordaland. Direction le grand nord donc en ce 22 mars, plus exactement Kirkenes à quelques kilomètres de la frontière Russe. De là nous embarquons sur l'Hurtigruten, l'express côtier qui rallie infatigablement les villes côtières de Norvège depuis 1893, en un voyage aller-retour de 11 jours: Bergen - Kirkenes - Bergen.  (plus d'info sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Hurtigruten) Notre bateau s'appelle le Nordkapp et doit nous mener jusqu'à Tromsø.
Zoom sur le nord de la Norvège




Notre route en blanc au nord de la Norvège



























Kirkenes
Arrivée à Kirkenes, 61°N (le Nord du Canada), 30°E (pareil que le Caire). Il fait -10, tout est blanc, ils ne prennent plus la peine de déneiger les routes. Du coup plus de distinction entre la chaussée et le trottoir, cela donne à la ville un air de village sans route tracée. Cette ville minière se situe à 15km de la frontière Russe et souvent les panneaux sont traduits en cyrillique en plus du norvégien. On croise également beaucoup de véhicules russes, un peu rouillés, les bâtiments industriels ont un petit air soviétique, tout ça couvert de neige. Et pourtant on retrouve nos enseignes Norvégiennes familières.





On est bien organisées !





Assez de contemplation, il ne faudrait pas rater le bateau ! On prend le temps d'aller s'approvisionner en liquides diverses au Rema1000 du coin (et oui ça ne passait pas en cabine). Oui car l'Hurtigruten l'hiver, ça reste accessible pour une cabine mais ils se rattrapent sur l'alimentaire :oS Du coup, après quelques renseignements pris sur internet, nous embarquons avec notre fidèle bouilloire, et un stock conséquent de pâtes chinoises, plats lyophilisés, café, petit déj et kit à sandwiches. La banquise peut bien nous coincer, nous sommes prêtes pour un siège !



Le fjord de Kirkenes et son growler






Et c'est parti... Nous quittons le fjord de Kirkenes, parsemé de quelques growlers: le gulf stream ne rentre pas autant vers l'est et les rives sont complètement gelées. On voit également des phoques, des montagnes enneigées qui tombent dans l'eau, des lumières rasantes du nord, et on se gèle car il fait toujours -8 au plus chaud de la journée !!





Comment se réchauffer dans ces conditions ? Nous avons bien remarqué les deux jacuzzis à l’arrière du pont 6... On vérifie à la réception: oui oui ils sont en fonctionnement en libre service. Hahaaaa! (là on fait la tête qu'on a quand on a une idée derrière) Bon, il y a un moment délicat à franchir, celui où on est en maillot dans le vent avec les pieds nus dans la neige. Mais dès qu'on est dans l'eau à 40° c'est un pur bonheur ! Bien au chaud, un bonnet pour se prémunir du vent glacial, à regarder les fjords plonger dans la mer de Barents... Classe...







Mais sitôt rhabillées (oui, deuxième moment délicat...), l'Hurtigruten atteint sa première escale, le village de Vardø. Ses habitants le proclament la seule commune au climat Arctique de Norvège: la température moyenne sur l'année reste en dessous des 10°C. Le bateau sonne sa sirène lorsqu'il approche de la petite île qui abrite ce village de pêcheur. C'est très touchant, on n'a jamais vu un village comme celui-ci, dans un environnement aussi hostile. Une île battue par les vents, -10, de la roche et de la neige, et quelques maisons de pêcheurs. Quelques bateaux et quelques phoques dans le port. Le tout dans une lumière grise rasante (et encore il fait jour en cette saison) On a plus que jamais l'impression d'être au bout du monde. On a le temps d'un petit tour à terre, surréaliste. Le cimetière de l'église est particulièrement marquant. Cette première escale est celle qui nous marquera le plus. En partant des espèces de gros guillemots s'envolent au ras de la coque.



Une escale typique de nuit
La vie à bord continue: petite sieste dans notre cabine tout confort, dîner maison, une nouvelle escale de nuit, puis une autre. On va se coucher en laissant le service de communication interne allumé afin d'être réveillées en cas d'urgence... euh d'aurore boréale :o) A peine endormies, branle-bas de combat, des lumières polaires ont été vues à tribord ! On sort en panique, mais on ne voit que quelques vagues lueurs très pâles. Bof... on est crevées et on retourne se coucher.











Havøysund
D'après nos calculs le lever du jour va coïncider avec le passage au sud de l'île du cap Nord, passage au nord du point le plus au nord du continent Européen. 5h30 donc, nous sommes les seules passagères réveillées. Le pont est couvert de neige, l'escale du matin (Honningsvåg) est magnifique entre grains et aube naissante. On s'installe au salon du pont 7 pour admirer le passage entre deux îles toutes blanches. Magnifique soleil pour notre escale suivante: Havøysund.








Retour de la pêche à Hamerfest



Le temps d'une sieste, nous voilà déjà à Hammerfest. Toute la matinée du deuxième jour se passe à 71° de latitude Nord, soit au nord de l'Alaska et de la Sibérie, 500km au nord du cercle polaire Arctique. Cette fois nous avons le temps d'explorer la ville, qui abrite déjà un bateau sismique malgré la saison, et qui cet été sera le cœur de l'exploration pétrolière en plein boom dans la région. Les rues, les pontons, les bateaux sont toujours aussi enneigés. Les montagnes qui sont à présent de plus en plus abruptes, sont couvertes de structures prêtes à protéger la ville de possibles avalanches. Le temps est magnifique et les points de vue superbes.










Ça se dégrade...
Et nous repartons. On retourne se mettre dans le jacuzzi pour admirer les fjords. Le temps se dégrade: il neige, le vent forcit, il fait vraiment froid. Quelques escales rapides et glaciales ponctuent la route. On retourne préparer notre dîner dans la cabine puis sortons à l'arrière du pont 7 pour le manger. Les passagers sont tous au restaurant, le pont est désert sauf un égaré. On arrive. Étonnant cette pâleur derrière ce nuage, ce serait la lune ? Une bourrasque chasse le nuage, et dévoile l'aurore boréale ! Elle se concentre, devient plus verdâtre, mais toujours plutôt pâle. Les fameux drapés se forment, se concentrent, se déplacent, occupent tout le ciel, puis se recentrent à bâbord. C'est toujours très pâle et impossible à photographier, et ça bouge assez vite quand même. Puis au bout de 5 minutes environ, l'aurore se disperse et s'étale en lueurs pâlottes dans tout le secteur nord. Les autres passagers arrivent, il n'y a plus rien à voir. C'était notre aurore boréale :o)



Tromsø vu depuis la montagne
Nous arrivons 2 heures plus tard à Tromsø, notre destination finale où nous passons la journée du lundi. La ville est magnifique, sur une île, encadrée de montagnes enneigées en général plus abruptes que par chez nous dans le sud (à 1500km au sud quand même hein...). Evidemment on visite la cathédrale arctique, un joli édifice moderne et pointu. Puis on se décide pour l’ascension de la montagne à l'est de la ville. Il y a un téléphérique mais c'est bien plus marrant (et plus humide) de monter dans la neige. La vue est sublime: outre les montagnes enneigées et les maisons multicolores, la mer est moins profonde que chez nous et prend des couleurs turquoises. C'est vraiment superbe.



Tromsø et sa cathédrale "arctique"
On redescend, un petit tour au musée polaire (les expéditions d'Admunsen sont parties de Tromsø), on salue le voilier "la Fleur de Lampaul" qu'on est bien surprises de trouver là ! Le temps se dégrade, on commence à geler et ce n'est pas le fiskekakke mangé sur la place qui nous réchauffe. Direction l'aéroport, par le réseau de tunnel et ses deux rond-points au milieu, puis nous regagnons notre ville de Bergen finalement si tempérée, ou les couleurs printanières commencent définitivement à poindre.









Quelques jours plus tard, jeudi midi, le Nordkapp arrive en baie de Bergen, sous les fenêtres du bureau de Camille. La boucle est bouclée, d'ici quelques heures le Nordkapp remet le cap vers Kirkenes...

Pas mal la vue du bureau, hein ?

Pour plus de photos, cliquez ICI.

mercredi 2 avril 2014

Saltimbanque change de peau

L'état de la peinture à la sortie de l'eau
Cela fait quelques années que la peinture de la carène de Saltimbanque cloque. Ce n'est pas très grave, tout les ans on ponce grosso-modo et on barbouille par-dessus. Mais cette année on a décidé de faire les choses bien et de traiter le problème en profondeur. Saltimbanque a donc passé une grande partie de l'hiver au sec pour un lifting bien mérité (et vu les coups de vent de cette année, on était bien mieux sur notre terre-plein!)








Le zinc est mis à nu partout où la peinture ne tient plus
Le plan d'action est établi après avoir discuté avec Maud du voilier Cirrus (allez voir leur super blog: http://cirrus.eklablog.com): ils ont refait la quille de leur Brise de Mer 31 récemment et nous conseillent sur le ponçage et le type de primaire à utiliser.
On enlève toute la peinture qui ne tient plus avec un grattoir puis on ponce jusqu'à atteindre la couche de zinc silicate qui protège l'alu. La coque est nickel, pas la moindre trace de corrosion, et il reste encore pas mal de zinc, parfait!





Quand il fait assez chaud, on ponce une dernière fois le zinc pour bien le marquer, on nettoie et on passe une première couche d'Inter-Protect, une primaire epoxy super étanche mais qui ne colle que sur le métal.

La couche grise étanche recouvre le zinc - et seulement le zinc
Toujours la primaire epoxy qui protège la coque


On recouvre cette première couche grise par une seconde couche d'InterProtect blanc
A ce moment commence le grand puzzle des primaires époxy. Nous en avons 2 types: la blanche (InterProtect) qui ne colle que sur le métal ou sur elle même, et la grise (Primocon) qui tient sur tout. S'ensuit un savant jeu de surcouchages et de débordements afin d'assurer une protection de 4 couches de primaires en tout endroit

Premier contourage en gris
Tribord, beaucoup moins atteint
Au fur et à mesure des couches, le gris grignote le blanc
Voilà c'est assez de primaire.
Maintenant le travail le plus agréable: recouvrir tout ça d'antifouling !

Première couche d'antifouling spécialement pour les endroits refaits

Et on continue à peindre en bleu


Pendant que ça sèche, on installe notre nouvelle grand-voile :o)


Et voilà le résultat après 4 week-ends de travail ! La coque est toute lisse !!! Et le bateau prêt pour la mise à l'eau ! Au passage remarquez notre nouveau pare-batte en mousse. L'ancien (nommé Jésus car c'est toujours notre pare-batte martyr...) a disparu dans un coup de vent en octobre. Bienvenue à Jésus2: la résurrection !
La quille, comme neuve

La coque complètement lisse, comme au salon nautique !























Le résultat est magnifique et on mitraille la carène dans tous les sens fières de notre travail. Car 2 jours plus tard le bateau a été remis dans l'eau, et quand  on voit à quoi ressemble notre place à marée basse, on peut imaginer que notre si belle peinture disparaît déjà sous la vase...




mardi 25 mars 2014

Vini, vidi, a ski, et reparti !

Bavallen, la neige a un air de pas naturel...
Premier invité de l'année, Vini vient nous rendre visite début mars avec l'envie à peine déguisée de dévaler les pentes Norvégiennes enneigées. Après une petite montée des 800 marches derrière la maison en guise de bizutage (et hop, 300m de denivelé), le weekend peut commencer. Pas la meilleure année pour le froid, la première journée à Bavallen est décevante, dans une soupe humide et presque sous la pluie.





Vini au lac de Voss









Heureusement, compensation, il réalise que c'est plutôt joli la Norvège comme pays, et se venge en photographiant le moindre petit fjord qui passe.










Alors tu prends la première bosse à droite, et au troisième sapin dérapage à gauche

Second jour de ski à Myrkdalen, un peu plus loin dans les terres et au climat plus froid. La neige est meilleure, mais nous ne sommes pas les seuls à avoir eu la même idée en ce week-end de vacances scolaires. Jamais vu autant de monde dans une station de ski norvégienne ! Mais nous découvrons le nouveau télésiège et réussissons même plusieurs descentes "hors-pistes" (enfin, juste sur le côté de la piste hein, on n'est pas trop casse-cou non plus !) Une très belle journée de ski, mais sans doute la dernière de la saison.







Vini rentre en Allemagne le dimanche matin, et nous optons pour une après-midi de randonnée terrestre. Direction l'île de Sotra, premier rempart contre la mer du nord. Nous grimpons sur le sommet (bah oui, what else !), très belle vue sur l'aéroport, l'observatoire, une "hytte" qui brûle, et la magnifique baie de Fana... Le retour est magnifique comme le ciel nous gratifie de quelque lumière de grains...


Baie de Fana, depuis le sommet de Sotra

Plus de photos ICI.

mardi 11 mars 2014

13 - 17 février: vacances !!!

Malgré toute l'affection que nous portons à notre pays d'accueil, nous nous permettons quelques jours d'infidélité, et partons pour Dubai !
Le quartier de Stéphanie



La cousine de Laure habite là-bas et dès notre descente de l'avion nous nous retrouvons sur la terrasse de son appart entre les bougainvilliers, sous un soleil très haut et très chaud, avec vue sur le Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde (828 m quand même). Après 2 cafés et une douche la toute petite nuit dans l'avion est oubliée et on part à la découverte !













Les tours de vent
Première journée historique, direction Bur Dubai, le centre "historique" de la ville. Jusque dans les années 50, on ne trouvait que quelques maisons au milieu du sable. Murs de sable (on fait avec ce qu'on a !), au cœur de ruelles étroites (ça fait de l'ombre), et munies de "tours de vent". Cette structure caractéristique de Dubai piège la moindre brise et rafraîchit l'intérieur des habitations lors des grosses chaleurs de l'été arabe (la température atteint régulièrement 50°)






3 Dhows au quai et un petit Abra qui passe
A proximité du centre historique, on trouve le fleuve de la ville, la "Creek", draguée et  empruntée par les bateaux de transport typiques du golfe persique: les Dhows. Construits en bois, effilés à l'avant, larges à l'arrière et muni d'un étonnant château façon caravelle, ils croulent sous les marchandises à peine protégées par d'immenses bâches. Le quai des Dhows est assez fascinant, des marchandises attendent en pagaille d'être chargées par les nombreux marins Pakistanais. Autres embarcations typiques de la Creek, les Abras, bateaux en bois qui effectuent la traversée de la rivière.







Retour vers le Burj Khalifa, nous arrivons juste au moment des fontaines. A côté, celles du Bellagio à Las Vegas font pâle figure... Ville un peu folle construite sur du sable dans la démesure la plus complète. Démesure assumée, on est bien obligé de constater que rien n'est cheap, même si parfois un peu kitch quand même !








Vendredi, premier jour du week-end arabe, nous allons à la plage avec les 3 générations de Muller. Il fait très chaud pour nos standards Norvégiens ! Les autres trouvent la mer un peu fraîche, nous nous baignons avec délice ! Petite balade ensuite vers le Burj-al-Arab, la tour emblématique de Dubai.









Avant de rentrer, petit tour vers un des nombreux "shopping mall" (grande surface) de la ville, le mall des Emirates et sa fameuse piste de ski en intérieur ! On se contente de regarder derrière la vitre, ça parait tellement artificiel....








Le samedi, retour à des activités plus culturelles, nous visitons la seule mosquée ouverte au public de la ville. Visite un peu décevante, mais il est vrai que nous avions vu tellement de mosquées magnifiques à Istanbul récemment... Après midi plus ludique comme nous allons à l'aquasplash local, le "Wild Wadi". Toboggans aquatiques d'un genre nouveau: la moitié d'entre eux vont vers le haut ! Très amusant, on passe un très bon moment de détente pas du tout culturelle ! la vue sur le Burj al Arab du haut du grand toboggan est imprenable!







Le soir nous montons dans la tour Burj Khalifa pour une vue aérienne sur Dubai by night. A chaque point de vue, des jumelles électroniques superposent a la vue actuelle le même point de vue, mais en 1970 ! Très bien fait !

Dimanche, dernier jour, nous nous rendons à la source de la Creek, une lagune d'eau salée au milieu du désert, encerclée par les autoroutes. C'est là que se rassemblent les oiseaux migrateurs de passage: flamands roses, cormorans, hérons... Contrastes entre la nature et les buildings qui marquent l'horizon tout proche...






Nouvelle petite baignade, c'est tellement bon ! Puis on retourne au bord de la Creek, définitivement notre endroit préféré à Dubai.

Au final, nous avons beaucoup aimé notre séjour. Nous avions quelques craintes en raison de la réputation parfois mitigée que Dubai peut avoir en Europe: ville entièrement artificielle, faite uniquement de shopping malls et d'hôtels de luxe, où les femmes sont voilées et méprisées. Certes la ville est moderne, mais sa croissance fulgurante et tout de même fascinante. Bien que l'ensemble ressemble un peu a un village de vacances tout neuf, aucun frais n'a été épargné et toutes les finitions et les decorations sont de qualité. Peuplée d'expats à 95%, c'est sans aucun doute la ville la plus cosmopolite que nous ayons vue. Enfin les femmes peuvent se promener dans la rue vêtues comme elles le souhaitent, conduire, travailler, se baigner en bikini sans aucun problème. Les Emiratis à Dubai ont bien compris que s'ils avaient besoin des étrangers pour leur développement économique il fallait que règne une certaine tolérance. Ceci est toutefois limité à Dubai même, et nous avons choisi de ne pas aller dans l'état de Sharjah juste à côté connu pour son conservatisme. Les Emirats restent une dictature islamique et les événements dramatiques arrivant parfois même à Dubai le rappellent trop souvent. Leur réussite économique et leur développement n'en restent pas moins stupéfiant.

Et puis comme c'était bon ces 4 jours de soleil en plein hiver !

Pour les photos cliquez ICI.